Frontières viralisées : de la transformation brutale des habitudes de mobilité régionale en période de pandémie

Sur le fleuve Oyapock en octobre 2020

La pandémie Covid19 a frappé en 2020 un monde globalisé de plein fouet en jetant une lumière crue sur les dysfonctionnements et fractures des sociétés actuelles. Face à l’épidémie, les mobilités humaines, au cœur des dynamiques migratoires dans un système interconnecté, sont devenues la cible principale: à défaut de maîtriser un virus inconnu, il s’agit pour les différents gouvernements de contrôler son vecteur, c’est-à-dire les déplacements […]

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+ Lien internet de l’évènement sur le site de l’UG

Les cybercafés de la forêt

Antenne au milieu de la forêt, utilisant la trouée de la rivière

Après une année d’interruption pour cause de pandémie de Covid-19, François-Michel Le Tourneau est retourné en Guyane pour une nouvelle mission auprès des orpailleurs clandestins. Il publie sur son blog des 7 bornes, édité par CNRSLeJournal, un nouvel article dédié à la « révolution Internet » qui gagne le cœur de la forêt et du business des cybercafés qui y fleurissent, « savant mélange de high-tech, de débrouillardise et de précarité absolue ».

+ Voir la suite de l’article sur le blog des 7 bornes de CNRSLeJournal

Ces missions au long cours auprès des orpailleurs s’inscrivent dans le cadre du programme GUYINT, auquel participe également le LEEISA. Le programme GUYINT est financé par l’agence nationale de la Recherche et porte sur la compréhension de la notion de « grands espaces », et de « confins », qui loin des centres de décision des Etats peuvent sembler échapper aux règles d’organisation du monde contemporain.

+ Présentation plus complète du projet GUYINT sur le site de l’ANR

+ Voir le dernier article de ce site au sujet du programme ANR GUYINT

Covid-19 : Pourquoi la situation en Guyane est-elle singulière ?

Pour se ravitailler, aller à l’école ou se faire soigner, des centaines de personnes traversent chaque jour les fleuves qui séparent la Guyane du Brésil et du Suriname, malgré les interdictions. Alors que l’État français a décidé de rompre toute coopération sanitaire avec les pays voisins, Damien Davy, anthropologue, nous rappelle dans ce podcast l’importance d’une réflexion internationale pour contrôler l’épidémie dans la région.

+ Lien vers la page du Journal du CNRS

Oyapock et Maroni, portraits d’estuaires amazoniens

La Guyane, délimitée par ses fleuves-frontières, l’Oyapock et le Maroni, est un territoire amazonien français d’Amérique du Sud, remarquable par la richesse de sa biodiversité. Le littoral guyanais, qui s’étend sur 350 km entre les estuaires de ces deux fleuves, est extrêmement instable, sans cesse modifié par des bancs de vase formés par les sédiments charriés depuis le delta de l’Amazone au Brésil qui se déplacent le long des côtes. S’y développe une mangrove, parmi les mieux préservées au monde, au cœur d’enjeux écologiques considérables du fait de son rôle de nourricerie et de nurserie pour de nombreuses espèces et de sa capacité à stocker le carbone.

Très productives en matière de pêche, les franges maritimes guyanaises subissent de fortes pressions sur les ressources halieutiques tandis que de nombreux changements socio-environnementaux s’opèrent sous l’effet d’une forte croissance démographique et de migrations humaines importantes. La Guyane doit ainsi relever aujourd’hui de nombreux défis environnementaux, humains et économiques.

Cet ouvrage, richement illustré, est à la fois une vitrine du littoral guyanais et de ces estuaires exceptionnels, et une invitation à repenser les interactions entre l’homme et son environnement.

Ouvrage réalisé en partenariat avec le Laboratoire écologie, évolution, interactions des systèmes amazoniens (CNRS –IFREMER-Université de Guyane) et le soutien du FEDER FSE Guyane.

+ Voir le livre sur le site de l’éditeur

+ Voir le dépliant promotionnel et bon de commande

Rencontres au sommet de la forêt tropicale en Guyane

[Extrait : The Conversation] Au Muséum national d’histoire naturelle, nous avons entrepris plusieurs expéditions scientifiques qui visent à réaliser un inventaire de la diversité faunistique de la forêt en Amazonie guyanaise. De nombreuses espèces de mammifères et d’oiseaux y visitent les plantes pour se nourrir de leurs fruits, certaines contribuant à la dispersion des graines, donc à la régénération et à la bonne santé de l’écosystème et des hommes qui en dépendent.

Dans le cadre des recherches de l’Observatoire Hommes-Milieux Oyapock du CNRS, nous avons entrepris en 2013 d’analyser comment les activités humaines affectent la diversité et le fonctionnement de la forêt proche des corridors écologiques le long de la nouvelle Route Nationale 2 (RN2).Longue de 80 km entre les communes de Régina et de Saint-George-de-l’Oyapock, ouverte en 2003, la RN2 permet aujourd’hui de se rendre au Brésil en empruntant le pont construit en 2011 au-dessus du fleuve frontalier. Ces deux infrastructures ont pour objectif de permettre de désenclaver l’Est guyanais tout en favorisant les échanges économiques entre le département français de la Guyane et l’état de l’Amapa, au Brésil.

La RN2 offre de nouvelles opportunités d’accéder à un massif boisé auparavant éloigné des zones habitées, isolé et donc relativement protégé […+ Lire la suite sur The Conversation]

+ Voir sur Youtube les trois épisodes associés, de la websérie « Sur les traces de la Biodiversité Guyanaise » produite par le Parc zoologique de Paris.

Rétro 2023 : Restitution Art et Science chez les amérindiens Wayãpi du haut-Oyapock

Cette vidéo aborde, au travers d’entretiens avec des chercheurs, des artistes et des professionnels du Parc amazonien de Guyane originaires des communautés amérindiennes, trois sujets :

– la restitution des programmes scientifiques auprès des communautés autochtones de Guyane
– les recherches sur les mondes sonores amazoniens
– la création artistique comme médiation dans le cadre d’un projet scientifique.

Bande annonce (1:22 mn) :
Vidéo (19 mn) : 

Cette vidéo aborde, au travers d’entretiens avec des chercheurs, des artistes et des professionnels du Parc amazonien de Guyane originaires des communautés amérindiennes, trois sujets :

  • la restitution des programmes scientifiques auprès des communautés autochtones de Guyane,
  • les recherches sur les mondes sonores amazoniens,
  • la création artistique comme médiation dans le cadre d’un projet scientifique.
Articles sur ce site web (mars 2023)

+ Restitution en Guyane du projet Art et Science « Animer les visions amérindiennes de la Biodiversité »

+ Animés « Art et Science » wayãpi : des versions multilingues à présent disponibles

Inauguration de la station de recherche de l’ouest guyanais

L’inauguration s’est déroulée en présence d’environ 80 personnes et en alliant protocoles coutumier et républicain.

Des officiels, services de l’Etat et élus, le préfet Antoine Poussier et l’ambassadeur de France au Surinam et Guyana Nicolas de Lacoste, le maire d’Awala-Yalimapo Jean-Paul Fereira, premier vice-président de la Collectivité territoriale de Guyane et vice-président de la Communauté de Communes de l’Ouest guyanais, des financeurs tels que l’OFB, le CNES, l’Office de l’Eau et la Fondation EDF, des représentants de la maîtrise d’ouvrage CNRS ainsi que des entrepreneurs intervenus sur le chantier, divers partenaires de recherche et d’études de l’environnement, des lycéens de l’ouest guyane se sont joints à la délégation  CNRS Ecologie & Environnement ayant fait le déplacement depuis Paris, menée par son directeur Stéphane Blanc, pour célébrer l’évènement.

Coconstruire des questions de recherche sur le continuum terre-mer en Guyane

Dans son discours, Stéphane Blanc a souligné l’intérêt de localisation de la station dans une région témoignant d’une biodiversité parmi les plus riches de Guyane, où se posent des questions de recherche pluridisciplinaires dans un contexte de besoins grandissants d’une population en expansion. Il a également rappelé l’aspect unique de l’écosystème côtier de Guyane, sa dynamique, la forte valeur patrimoniale et socio-économique de la mangrove et les impacts des changements climatiques, citant Awala-Yalimapo comme un lieu emblématique de la vulnérabilité littorale. Il a mis en avant l’importance de la coconstruction d’une recherche sur le continuum terre-mer guyanais et du besoin de transdisciplinarité à cette échelle, incluant parties-prenantes et acteurs territoriaux dans la quête de solutions. Remerciant les nombreux acteurs et financeurs qui ont permis de concrétiser le projet d’installation du CNRS dans l’ouest Guyane, il a positionné la station dans une stratégie scientifique globale pour la Guyane développée au travers d’infrastructures fédératives de recherche comme les Zones ateliers.

Cette inauguration se plaçait elle-même dans un contexte de semaine évènementielle scientifique qui a mobilisé une partie de tous ces acteurs.

Une partie des promoteurs et financeurs du projet de station de recherche de l’ouest guyanais étaient présents à l’inauguration : ici de gauche à droite, M. Patrick Lecante, président du Comité de l’Eau et de la Biodiversité de Guyane ; M. Stéphane Blanc, directeur CNRS Ecologie & Environnement ; M. Jean-Paul Fereira, maire d’Awala-Yalimapo ; M. Antoine Poussier, préfet de la région Guyane. Photo : © Université de Guyane, Loane Bade

L’inauguration de la station au cœur d’une intense semaine scientifique

Cette intense semaine s’est ouverte le lundi 9 octobre par une réunion de prospective scientifique tenue à la Collectivité Territoriale de Guyane à Cayenne. Le but de cet exercice était d’amorcer la coconstruction d’un futur de la recherche dans l’ouest Guyane à l’écoute des préoccupations locales et du souhait d’engagement des acteurs territoriaux pour l’acquisition de connaissances dans un contexte de développement régional particulièrement dynamique. La nouvelle station, inaugurée le mardi à Awala-Yalimapo, est un ancrage fort de cette volonté de décloisonnement, qui va consolider encore davantage l’apport de connaissances sur les socio-écosystèmes littoraux et côtiers de Guyane.

Au lendemain de l’inauguration, les mercredi 11 et jeudi 12 octobre, se sont tenues à l’Université de Guyane à Cayenne les journées annuelles du LabEx CEBA. Près de 200 personnes étaient réunies lors de ces deux journées d’évènement qui font chaque année le point sur les programmes en cours financés par le dispositif d’investissement d’avenir « Laboratoire d’Excellence » et sur les enjeux de recherche autour de la biodiversité amazonienne.
+ Présentation du LabEx CEBA

La semaine s’est cloturée sur la commune de Montsinery par une journée de présentation et de lancement de deux nouveaux dispositifs scientifiques très inclusifs au niveau du territoire : une « Zone atelier » et un « Laboratoire Vivant ».

La Zone atelier est une infrastructure conceptuelle du CNRS pour engager un ensemble d’acteurs autour d’enjeux liés aux trajectoires des socio-écosystèmes en lien avec leur anthropisation croissante, fait particulièrement sensible en Guyane sur les franges littorales.
+ Présentation des Zones ateliers du CNRS

Le « Laboratoire Vivant » (Living Lab i.e.), nommé Magellan, est membre du réseau national des living-labs sur les solutions fondées sur la Nature du programme Solu-BioD. Centré sur la vaste zone urbanisée figurée géographiquement comme « l’Ile de Cayenne » (entre la rivière de Cayenne et le fleuve Mahury), il est dédié à l’étude du socio-écosystème de mangrove et l’évaluation de solutions systémiques à l’échelle du territoire, qui promeuvent une co-construction entre scientifiques et parties-prenantes.

Solu-BioD est un programme national labellisé « Programme et Equipement prioritaire de recherche » (PEPR) financé par les investissements compétitifs France 2030. La mise en réseau national des 11 Living labs (dont celui de Guyane) est l’une de ses actions.
+ Présentation du programme Solu-BioD et ses Living Labs
+ Site web Solu-BioD

La journée de lancement des dispositifs de Zone atelier et de Living Lab à Montsinery s’est tenue dans la grande salle de réunion de la mairie, à l’invitation du maire de la commune, M. Patrick Lecante, président du Comité de l’Eau et de la Biodiversité de Guyane.

Medias disponibles

Kam Radio / Média de l’ouest Guyane

+ Vidéo Facebook 1, accueil au son du sanpula kali’na avec le groupe Palana Bonon

+ Vidéo Facebook 2, découpe du ruban

+ Vidéo Facebook 3, focus sur le patrimoine musical d’Awala-Yalimapo

+ Vidéo Facebook 4, avec les interviews de Jean-Paul Fereira, maire d’Awala-Yalimapo, Laurent Linguet, président de l’Université de Guyane, Mathieu Entraygues, délégué territorial de l’OFB

Guyane la Première

+ TV Journal 13h en Guyane : Émission du lundi 09 octobre 2023 (00:07:18 à 00:08:35, avec ITV d’Agathe Euzen, DSA CNRS Ecologie & Environnement)

+ TV Journal Guyane soir : Émission du lundi 09 octobre 2023 (00:10:12 à 00:13:50, avec ITV de Damien Chevallier, expert CNRS des Tortues marines, UMR Borea)

+ TV Journal Guyane soir : Émission du mardi 10 octobre 2023 (00:17:23 à 00:19:45, avec ITV de Marianne Palisse, anthropologue, Enseignante-chercheuse UAR LEEISA et de Mathieu Entraygues, délégué territorial de l’OFB, financeur de la station)

+ Radio Journal de 13h – Guyane du lundi 09 octobre 2023 (00:07:16 à 00:08:30, avec ITV d’Agathe Euzen, DSA CNRS Ecologie & Environnement)

+ Radio Journal de 13h – Guyane du mardi 10 octobre 2023 (00:02:20 à 03:52)

+ Radio Journal de 7h – Guyane du lundi 09 octobre 2023 (00:10:35 à 00:14:10, avec ITV de Stéphane Blanc, Directeur scientifique CNRS Ecologie & Environnement)

Divers en ligne

+ Article en ligne sur Outremer 360°

+ La station de recherche de l’ouest guyanais implantée à Yalimapo, article du site web Guyane Première

+ Construire la recherche ensemble : article institutionnel du CNRS

+ [Recherche – Innovation] Matinée de prospective à la CTG sur le développement de la recherche scientifique dans l’Ouest, sur le site de la CTG

+ L’Université de Guyane participe à la semaine de la Recherche : article de la rubrique Actualités du site web de l’Université de Guyane

+ Inauguration de la Station de Recherche de l’Ouest Guyanais : article en ligne sur le site de l’OFB Office français de la Biodiversité

+ d’information sur la Station de recherche de l’Ouest guyanais

+ Page dédiée sur ce site web

+ Construire la recherche ensemble : article institutionnel du CNRS sur la station

La station de recherche de l’ouest guyanais le 18 juillet 2023