Mangroves : vers un site pilote en Guyane?

05 octobre 2021 par Administrateur
Les 22 et 23 septembre derniers se tenait en présentiel dans les locaux parisiens du CNRS et en distanciel l’atelier prospectif " Mangroves : vers un site pilote en Guyane". Cette action, portée par l’USR LEEISA a été possible grâce à un financement de l’IR ILICO (Infrastructure de recherche LIttorale et COtière) dans le cadre du développement de son action Outre-mer.
Mangrove littorale à Awala-Yalimapo dans l’Ouest guyanais, en octobre 2020

L’enjeu de cet atelier prospectif était de partager une réflexion sur la mise en œuvre d’un dispositif d’observatoire de long terme de l’environnement et de la biodiversité autour de la mangrove de Guyane. Il a réuni les porteurs du projet, les responsables des principaux réseaux élémentaires qui composent l’IR ILICO ainsi que des gestionnaires des milieux côtiers et estuariens (Office de l’Eau, DGTM, OFB).

La mangrove de Guyane est le support de déjà nombreuses connaissances obtenues de manière renforcée ces dernières années par des programmes développés au niveau du GDR LiGA (Groupement de recherche « Littoral de Guyane sous influence amazonienne »), un PEPS (programme exploratoire) de site en Guyane et un programme de pépinière interdisciplinaire financé par la Mission pour l’interdisciplinarité du CNRS, de 2013 à 2018. Dans le cadre du récent atelier prospectif ILICO, il s’agissait de réfléchir aux cibles du site pilote et de mettre en perspective les moyens nécessaires.

Deux priorités : qualifier l’état des milieux et transposer le modèle

La trentaine de participants a identifié deux priorités pour ce futur observatoire : parvenir à qualifier l’état des milieux, en définissant des indicateurs pouvant faire l’objet de suivis de long terme, et parvenir à transposer le modèle de site pilote guyanais à d’autres mangroves de par le monde où même en Guyane. Il est en effet avéré qu’il existe plusieurs milieux de mangroves à l’échelle même de ce territoire ultramarin, dans un continuum terre-mer qui couvre plus de 300 kilomètres, soumis à l’influence du panache sédimentaire du fleuve Amazone. La dynamique côtière extrêmement originale du plateau des Guyanes, sans doute le seul espace mondial à connaître un cycle naturel de destruction et renouvellement permanent des mangroves, est à la fois un point de fort intérêt et un défi, tant pour installer des dispositifs que des protocoles de mesures dans la durée.

L’issue de cet atelier va permettre de faire progresser ces réflexions vers un développement opérationnel de ce site pilote, observatoire de long terme de l’environnement et de la biodiversité des écosystèmes à mangrove de Guyane.

Mangrove d’estuaire en Guyane, zone de productivité écosystémique (nourricerie, nurserie).

Contacts des coordinateurs de l’atelier

Antoine Gardel, chercheur CNRS, USR LEEISA,
Fabian Blanchard, chercheur et représentant Ifremer en Guyane, USR LEEISA.

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