Publication scientifique sur les forts impacts d’une faible déforestation en Guyane sur la faune sauvage.

24 juin 2022 par Administrateur
Un article signé de plusieurs chercheurs de l'UMR EDB/Toulouse et collègues vient de paraître dans la revue Nature Communications. Portant sur l'impact de la déforestation en Guyane sur le déclin drastique de la biodiversité des poissons et des grands mammifères, ces travaux ont été soutenus par l'OHM Oyapock/LabEx DRIIHM et le LabEx CEBA.

Le plateau des Guyanes, incluant le Nord du Brésil, la Guyane et le Surinam, constitue l’une des zones équatoriales les moins impactées par les activités humaines. En Guyane par exemple, plus de 90 % du territoire est couvert de forêt primaire. Pourtant, l’accroissement démographique et le développement de l’activité minière, tant légale qu’illégale, tendent à augmenter les perturbations anthropiques, et génèrent une disparition locale de la forêt primaire au profit de zones minières, agricoles ou urbanisées. Une étude publiée dans la revue Nature Communications le 7 juin 2022, montre qu’un faible taux de déforestation cause un déclin drastique de la biodiversité. En effet, la perte de moins de 11 % de la surface forestière est liée à un déclin de plus du quart des espèces de poissons et mammifères. Ce déclin de biodiversité affecte en particulier les espèces considérées comme en danger par l’Union Internationale de Conservation de la Nature (UICN), ainsi que celles ayant des fonctions particulières, telles que les poissons herbivores ou les grands mammifères prédateurs. Ces modifications pourraient altérer le rôle que jouent ces organismes dans le fonctionnement des écosystèmes, ainsi que les services qu’ils procurent aux sociétés humaines. Les résultats de cette étude alertent donc sur l’impact important de faibles taux de déforestation sur les écosystèmes encore peu anthropisés.

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