Oyapock et Maroni en dédicace à Cayenne, librairie La Cas’A Bulles

Si l'activité d'édition scientifique n'a pas trop souffert du confinement, au contraire même puisque beaucoup de chercheurs ont utilement mis cette période à profit pour mieux valoriser leurs travaux, la présentation de ces ouvrages et les évènements de rencontre avec le public ont été à la peine. Le retour à une certaine normalité dans l'activité évènementielle autorise à nouveau les moments privilégiés de dédicaces en librairie. Ce samedi 2 avril à Cayenne, ce sera l'occasion de rencontrer et débattre autour de deux ouvrages récents.

"Oyapock et Maroni, portraits d'estuaires amazoniens" est paru aux éditions Quæ en 2021. Il présente divers aspects méconnus des régions des fleuves frontières de Guyane, qui ont été explorés dans le cadre du programme Feder Oyamar de 2017 à 2020. Richement illustré, cet ouvrage apporte des connaissances sur les écosystèmes et les sociétés d'une Guyane sous influence amazonienne, celle du littoral et des estuaires. Il apporte ainsi quelques clés pour comprendre les nombreux défis environnementaux, humains et économiques que doit relever aujourd'hui la Guyane dans son espace écologique et géopolitique amazonien.

Le second ouvrage présenté ce samedi est celui de l'économiste Catherine Aubertin : "La nature en partage, Autour du protocole de Nagoya" paru récemment aux éditions MNHN/IRD. Accord international majeur pour une gouvernance mondiale de la biodiversité, le protocole signé en 2010 dans la ville de Nagoya au Japon devait permettre d’assurer une plus grande justice entre fournisseurs et utilisateurs de ressources biologiques issus de la biodiversité, à l'echelle de la planète, entre pays dits "du sud" et "du nord". Mais trente ans après la Convention sur la diversité biologique qui lui a donné naissance, les auteurs s'interrogent sur les traductions juridiques et pratiques de ce cadre vertueux.

+ Télécharger l'affiche de la séance de dédicace (pdf)